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RAPPEL SUR LES" FRAIS TERMINAUX
".
Revenons plus d'un siècle en arrière, en
1874,année de la fondation de l'Union Générale des Postes, la future
U.P.U. Un des grands principes retenus alors par des fondateurs
était le non-partage des taxes pour le courrier expédié d'un pays à l'autre. Le
souci essentiel: simplifier les échanges et supprimer tous les accords
bilatéraux existant entre pays. Pour défendre cette
argumentation, le danois Michaelsen expliquait: "Un peuple transporte gratis les
correspondances de l'autre et obtient, en revanche, le transport gratuit de ses
propres correspondances. Et comme il est "à supposer que chaque lettre exige et
reçoit une réponse, un service balancera l'autre, sans qu'une nation ne soit
défavorisée aux dépens de l'autre" C'est sur ce très logique et merveilleux
principe que la Poste internationale fonctionna durant près d'un
siècle. Pourtant, dès la fin des années 1960,on
commença à se préoccuper des déséquilibres entre les pays dus aux disparités dans les
échanges de courier liées aux activités économiques variables selon les régions
du monde. Très logiquement, les pays recevant plus de courrier qu'ils n'en
expédiaient demandèrent la rémunération de ce service. Du temps
de la Poste des Tour et Taxis, le courrier international s'échangeait par kilos.
"Vous m'en avez livré X kilos ce mois-ci. Je vous en ai repassé Y Vous me devez
une somme de Z. " Le Congrès de Tokyo de 1969 réinstaura rigoureusement ce même
système et lui donna un nom: les frais terminaux. Autrement dit,
les pays se mettent par paire et évaluent le tonnage de courier de l'un vers
l'autre et vice-versa durant une année. Si un Etat B a expédié 50t vers un pays
C lequel lui en a envoyé 40t, il lui versera donc des frais terminaux pour 10 t.
A l'époque, la rémunération de ces frais fut fixée à 0,50 F-or par kilo puis
passa très vite à 1,50 F-or en 1974, à 5,50F en 1979 pour arriver à 8 F-or
(environ 21 FF) en 1984. Pour simple qu'il soit, le
mécanisme n'en présente pas moins quelques failles qu'aient su exploiter les
entreprises de messagerie. En effet: un kilo de courrier peut contenir aussi bien
une centaine de lettres de 10g que quatre revues de 250 g. Le coût terminal
d'une lettre de 10g revient alors à 0,21 FF contre 5,25F pour la revue. Pour une
Administration, si les frais de distribution sont à peu près couverts pour
les objets pesants, c'est à perte qu'elle travaille pour les lettres et les
cartes postales! Leur coût est plus de dix fois inférieur à celui des lettres
expédiées dans le régime intérieur. Alors que l'Exode des
Vietnamiens se poursuit dans les années 1980 (on estime à 2,5 millions de
vietnamiens expatriés), le courrier des "Viet Kieu" commence à affluer vers le
Vietnam verrouillé par le pouvoir politique. Sous le vocable de
"Viet Kieu" ou "Vietnamiens d'Outre-mer', se trouvent pêle-mêle les
"Boat-people", les Vietnamiens envoyés dan les pays frères(Echange de la
main-d'oeuvre contre des produits finis) et ceux partis par voie légale sur le
mode de rapatriement dans les différents pays d'Europe et d'Amérique du
Nord. Il faut donc gérer cette manne postale créée par le vent
de l'Histoire. Comme le Vietnam est mis en quarantaine par le reste du monde
(Embargo américain oblige), il est inconcevable pour les dirigeants vietnamiens
de l'époque (ne serait que pour l'Amour-propre),de demander une compensation
financière venant de l'étranger. Il serait donc urgent de créer cette Taxe comme
étant des "Frais Terminaux" à la vietnamienne car payée directement par le
destinataire (et non payée par les pays expéditeurs).
Les caractéristiques essentielles de cette Taxe
sont: *La labilité de la Taxe à paver: ceci, en
fonction de l'inflation galopante du pays. *La variabilité dans le
format et dans les intitulés des cachets du même
nominal. *La labilité de la Taxe en fonction du produit
postal: Une lettre simple est taxée différemment
qu'une lettre recommandée ou un télégramme. Les cartes postales taxées sont
rares. *La Rareté réelle de ces plis oui sont des plis à
DESTINATION du VIETNAM: Pays non conservateur et de
surcroît tropical d'où problème d'humidité etc. *La possibilité de
découverte pour les lecteurs intéressés par ce
sujet: Amélioration de dates; découverte d'autres
cachets de taxation. Comme postulat de travail, on admet que la Taxe
Anticapitaliste n'est pas encore instaurée le 7 mars 83 :
-Lettre envoyée de *SAN FRANCISCO. CA 941/12 A/1983 : PM/24
JAN.
* Cachet d'arrivée: V1ETNAM / TP HO CHI MINH 115000: 8
Hn-3/83.
* Cachet d'arrivée: QUÂN 6 1 VIETNAM 170230 : 8-3-83. Cette lettre n'est pas
taxée.
Une Remarque de Bon Sens
s'impose: La Taxe Anticapitaliste est apposée sur du courrier en
provenance de l'étranger par la Poste vietnamienne: pour l'identification des
plis, la date du cachet d'arrivée est donc plus importante que le cachet à date
de départ du pays d'origine. *Seul le courier de HO CHI MINH
ville semble être touché par cette taxe. Cette taxe a été purement et simplement supprimée en mai
1991

Pas de panique:La taxe "T" est
française et concerne une insuffisance d'affranchissement et le cachet rouge concerne
la taxe anticapitaliste coté vietnamien.
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